Le toponyme Mont-Cenis désignerait le « mont des cendres ». Il est ainsi composé des termes « mont », une grande élévation naturelle (lat. Montem), et de Cenis, un lieu de « la couleur de la cendre, » (lat. Cinicius).Selon la tradition, à la suite d'un incendie de forêt, une grande quantité de cendres se serait accumulée sur le sol, d'où le nom. Le sentier de cendres a été retrouvé lors des travaux de construction de la route.

Le plateau n'a pas toujours été "Français". Jusqu'en 1859 il faisait partie des possessions de la famile de Savoie et était intégré à ce titre au royaume de Piemont-Sardaigne.

Lors du référendum de 1859 une très grande majorité de "Savoyards" ont voté pour le rattachement à la France. Lors des négociations des "frontières", Cavour, qui était le premier ministre du roi Victor-Emmanuel II voulait que cette frontière soit sise aux forts de l'Esseillon ce qui aurait laissé toute la haute Maurienne, favorable au rattachement à la France, du "côté Italien. Pour ne pas faire échouer les négociations il a été décidé de faire passer la frontière suivant la ligne de partage des eaux. Le plateau du Mont-Cenis a été rattaché au royaume d'Italie. Ce rattachement à privé les agriculteurs de Lanslebourg (au pied du col du Mont Cenis) de leurs alpages ancestraux. Le plateau du Mont-Cenis redeviendra Français lors du traité de Paris en 1947.

Lac avant barrage Le plateau du Mont Cenis avant la construction du barrage dans les années 1960.

 

A partir de VIII ème siècle le Cenis a pris l'avantage sur le Petit-Saint-Bernard et est devenu une voie majeure de l'Europe.L'empereur carolingien Louis le Pieux implanta un premier hospice à 'Rivers Derrière', sur la rive sud du lac dans la descente du col, et le confia aux moines de l'abbaye de Novalaise , il fut brûlé par les sarrasin en 906.

 

Le comte Humbert de Savoie déjà maître de la Maurienne en acquérant la seigneurie de Suze, s'assura la maîtrise des deux versants du col et bien entendu privilégia ce passage. De nombreux dons furent fait à l'hospice par ceux qui y reçurent l'hospitalité. : le comte Thomas de Savoie le 29 décembre 1221 fit construire la chapelle Saint Nicolas en bordure d'un petit hôpital qui secourait les voyageurs malades et le roi d'Angleterre Edouard 1er Plantagenet fit, en 1227, don des biens de l'église de Wotton près de Woodstock. Au XIIIème siècle un nouvel hospice fut construit sur la rive gauche près de la chapelle du Comte.

 

 

 

 

Hospice et caserneL'hospice et la caserne,maintenant sous les eaux du lac :

Par décret du 21 février 1801, Napoléon rétablit l'Hospice du Mont-Cenis que la Révolution avait supprimé. L'établissement confié à des moines sous la conduite don Galet ancien prieur de Tamié fit l'objet de travaux gigantesques. Long de 223m, il abritait une chapelle, un couvent pour 300 moines et une caserne de 2500 places. Napoléon fit aussi construire une série de petits refuges sur les deux versants du col tout le long de la nouvelle route.Pour son entretien sont construites tout du long 23 maisons cantonnières (regie case de ricovero) tenues par 75 cantonniers auxquels incombe le déneigement hivernal.

Mont Cenis DecembreDécembre

Mont Cenis FevrierFévrier caché sous les nuages

Mont Cenis MarsMars  : sous la glace il faut environ deux mois pour que le lac soit pris par la glace

Mont Cenis MaiMai  : vidé de ses eaux pour produire de l'électricité

Mont Cenis SeptembreSeptembre : de nouveau rempli

et Pour le plaisir quelques photos automnales:

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DSC08023et l'histoire d'une construction hors norme