Le temple expiatoire de la Sainte Famille (Sagrada Familia) commencé en 1882 n’est toujours pas terminé.

Le 31 décembre 1881, Josep Maria Bocabella mandaté par « l’association des dévots de Saint-Joseph » acquiert avec de l’argent collecté par l’aumône un terrain pour 172 000 pesetas. L’objectif est d’y élever une église dédiée à la Sainte Famille. Le premier architecte nommé est Francisco de Paula del Villar y Lozano. Il élabore un projet d’église de style néogothique.

L’idée de Bocabella est de faire de l’édifice une réplique du sanctuaire de Lorette que l’on suppose être la maison de Joseph et de Marie à Nazareth. Francisco de Paula del Villar refuse cette approche. Les désaccords se multiplient entre lui, Bocabella et son assesseur, l’architecte Joan Martorell i Montells. Ce dernier recommande en 1883 son ancien apprenti Gaudí, porteur d’un projet plus ambitieux.

Le projet présenté par Gaudí, alors âgé de 31 ans, constitue un changement total par rapport à celui de Villar. Il prévoit la construction d’un temple à l’architecture issue de son imagination personnelle, de tendance naturaliste-moderniste, formé de cinq nefs, la croisée, l'abside, un déambulatoire extérieur, trois façades et dix-huit tours, dont douze pour symboliser les apôtres, quatre pour les Évangélistes (haute de 135 mètres), une pour la Vierge Marie (127,50 mètres surmontée de l'Étoile du matin) et la plus haute (de 172,5 mètres) au centre pour symboliser Jésus-Christ. Il souhaitait que le temple reflète l'histoire et les mystères de la foi chrétienne. Ainsi, les trois façades représentent trois étapes de la vie du Christ, la Nativité, la Passion et la Gloire. La croisée renvoie à la Jérusalem céleste symbolisant la paix.

Sagrada_Familia_1915La Sagrada familia en 1915 au milieu des champs...

Les travaux sont exclusivement financés grâce à l’aumône. En conséquence, il n’a pas été possible de construire simultanément les différentes parties du monument lorsqu’il l’eût fallu.

Barcelone-1 1 (55)Le quartier de la Sagrada Familia ce 21 mars 2017. Il n'y a plus guère de chèvres...

Barcelone-1 1 (69)Sur la façade de la Nativité, Gaudí a étalé toute sa fantaisie. Il y a inséré une profusion de formes de la nature, que ce soient des rochers arrondis qui rappellent la colline de Montserrat ou des figures humaines et des thèmes végétaux, le tout formant un inqualifiable ensemble.

Barcelone-1 1 (86)Détails de la porte de la nativité

Barcelone-1 1 (71)Vue d'ensemble depuis le parc Plaça Gaudi

Barcelone-1 1 (79)Gaudí décrivait sa conception de la façade de la Passion dans les termes suivants : « Certains trouveront cette porte trop extravagante ; moi je voulais qu’elle fasse peur.

 

Barcelone-1 1 (97)Les vitraux côté est

Barcelone-1 1 (129) Les vitraux côté ouest

Barcelone-1 1 (110)Le coeur et l'autel

Barcelone-1 1 (106)Jeux de lumière sur le sol...

Barcelone-1 1 (98)Originalité, un miroir positionné dans le coeur permet de regarder la voûte sans lever la tête...

Barcelone-1 1 (101)La nef en levant cette fois ci la tête. On peut constater la richesse des détails

Barcelone-1 1 (102)Nous n'avons pas suffisamment levé la tête, à l'instar de nombreux groupes de touristes asiatiques qui marchaient ainsi au risque d'emmener avec eux d'autres touristes, dont moi...